Du dessin à la confection : comment naît un vêtement CLÉCLÉ haut de gamme Made in France

19 août 2026

Du dessin à la confection : comment naît un vêtement CLÉCLÉ haut de gamme Made in France

Derrière Floraison, du carnet à l’atelier

Lorsque l’on découvre un vêtement terminé, on en voit la silhouette, la matière, la coupe et les détails. Tout semble alors avoir trouvé naturellement sa place.

Pourtant, avant d’arriver jusque-là, une pièce CLÉCLÉ a déjà vécu plusieurs vies. Elle a d’abord été un dessin au crayon dans un carnet, puis une intention précisée par des images et des matières, avant de devenir un premier prototype, d’être essayée, corrigée et finalement confectionnée.

Pour cette deuxième page du Journal, nous avions envie de raconter cette partie-là. Celle que l’on ne voit plus forcément lorsque le vêtement est terminé.

Et de le faire avec transparence, car construire une jeune Maison de prêt-à-porter féminin haut de gamme Made in France, c’est aussi faire des choix, trouver des équilibres et essayer, à chaque étape, de rester le plus fidèle possible à l’intention de départ.

Tout commence au crayon, dans un carnet

Avant les prototypes et avant les matières, les vêtements CLÉCLÉ commencent de façon très simple : sur une page blanche.

Toutes les silhouettes sont imaginées et dessinées par Clémence, fondatrice et créatrice de la Maison. À la main, au crayon à papier, dans ses carnets.

C’est là qu’apparaît pour la première fois une longueur, un col, une épaule, un volume ou simplement une allure. À ce stade, le vêtement n’existe encore nulle part ailleurs que sur le papier.

Autour de ces premiers dessins viennent ensuite les moodboards. Ils permettent de préciser l’univers de la pièce, de rassembler les références, les couleurs, les matières, les détails et cette sensation parfois difficile à traduire avec des mots que l’on voudrait retrouver dans le vêtement terminé.

C’est une étape très instinctive de la création. Celle où l’on cherche encore, où l’on associe des idées et où une silhouette commence doucement à trouver son identité.

NOTE DE LA FONDATRICE

« Tout commence vraiment dans mon carnet. Je dessine mes vêtements à la main, au crayon à papier, puis je construis mes moodboards autour de la silhouette. C’est à ce moment-là que je cherche librement ce que j’ai envie que la pièce raconte, avant de la confronter à la réalité de sa fabrication. »

— Clémence, fondatrice de CLÉCLÉ

Du dessin au premier prototype

Un dessin permet d’imaginer beaucoup de choses. Mais pour savoir si une silhouette fonctionne réellement, il faut qu’elle quitte le papier.

Pour le développement de Floraison, Clémence a choisi de se faire accompagner par une prestataire qui l’a aidée dans le développement des prototypes ainsi que dans le sourcing des matières.

La direction créative, les dessins et le cahier des charges étaient définis en amont. Commence alors un travail plus technique : transformer une intention en un véritable vêtement.

Le premier prototype permet de voir la pièce autrement. Sur le corps, une proportion peut sembler différente de celle que l’on avait imaginée sur le papier. Un détail peut demander à évoluer, une coupe à être reprise, un tombé à être ajusté.

Viennent alors les essayages et les corrections.

Certaines décisions se prennent immédiatement. D’autres demandent plusieurs essais. Et c’est progressivement, dans ces allers-retours entre l’intention initiale et la réalité du vêtement, que la silhouette définitive apparaît.

C’est aussi là que se joue une partie de notre vision du haut de gamme : accepter de reprendre une pièce lorsque cela est nécessaire plutôt que de considérer la première version comme forcément définitive.

Trouver la matière juste, sans cacher la réalité des choix

Le sourcing des matières de Floraison a commencé lui aussi avec un cahier des charges précis.

Nous souhaitions privilégier autant que possible des matières sourcées en France, puis en Europe lorsque la réalité des coûts ou l’offre disponible le nécessitaient. Nous avons également cherché à limiter les matières d’origine plastique lorsque cela était possible, en tenant compte à la fois de la qualité, du tombé recherché et des contraintes techniques propres à chaque vêtement.

Il y avait aussi une volonté de travailler, lorsque cela était possible, avec des matières que nous considérions comme les plus nobles et les plus qualitatives pour la pièce.

Mais nous voulons être transparents : lancer une jeune Maison signifie aussi composer avec une réalité économique.

La matière rêvée sur le papier n’est pas toujours disponible dans les quantités nécessaires, au prix possible pour une première collection ou avec le tombé dont le vêtement a réellement besoin.

Il faut alors choisir.

Pour Floraison, nous avons donc cherché cet équilibre entre l’origine de la matière, sa composition, sa qualité, son prix et surtout ce qu’elle apportait réellement à la silhouette.

L’ambition de CLÉCLÉ est de faire évoluer cette exigence au fil des collections et, à mesure que la Maison grandira, de pouvoir aller toujours plus loin dans la sélection des matières.

Et parfois, une matière existe déjà

Les stocks dormants ont également fait partie de cette recherche.

Lorsqu’une matière déjà produite possède la qualité et surtout le tombé que nous recherchons, elle peut trouver sa place dans une création CLÉCLÉ.

Nous ne choisissons cependant pas une étoffe uniquement parce qu’elle provient d’un stock dormant. Elle doit d’abord servir la pièce.

Son poids, son toucher, son mouvement et la façon dont elle accompagne la silhouette restent essentiels.

Cette approche nous permet, lorsque la rencontre est juste, de travailler avec une matière qui existe déjà plutôt que d’en faire produire une nouvelle.

Produire au plus près de ce qui sera réellement porté

La réflexion ne s’arrête pas au choix de la matière. Avant même de lancer la production, nous réfléchissons aussi aux quantités.

Pour chaque modèle, nous définissons en amont un nombre de pièces estimé. Cela nous permet de prévoir les besoins en matières dans cette même logique et de maintenir volontairement un stock limité, afin d’éviter autant que possible la surproduction.

Une fois cette première quantité définie, nous travaillons également avec la précommande. Les productions peuvent ainsi être lancées et ajustées en fonction des commandes réellement passées, dans la limite des matières disponibles.

Cette organisation demande de prévoir beaucoup de choses avant même de savoir exactement combien de pièces trouveront leur vestiaire.

Mais elle correspond à la manière dont nous souhaitons faire grandir CLÉCLÉ : produire de manière mesurée, au plus près de la demande, plutôt que de constituer de grandes quantités de vêtements sans savoir s’ils seront réellement portés.

Et lorsqu’il reste de la matière à l’issue d’une production, notre intention est de ne pas considérer qu’elle appartient forcément au passé.

Si elle peut servir une future silhouette, elle pourra réapparaître dans une prochaine collection de la Maison.

Une matière peut elle aussi poursuivre son histoire.

Confectionner en France, jusque dans les détails

Les vêtements CLÉCLÉ sont confectionnés en France, à petite échelle.

Mais dès le développement de Floraison, nous souhaitions que cette recherche se retrouve aussi dans certains éléments beaucoup plus petits de la pièce.

Les boutons en sont un exemple.

Ils ont été imaginés spécialement pour CLÉCLÉ, réalisés sur mesure et fabriqués en France. Leur forme losange fait partie des premiers signes distinctifs de la Maison.

Puis il y a le liseré doré.

Dès la création de cette première collection, Clémence souhaitait trouver des éléments capables de rendre les vêtements reconnaissables sans devoir apposer un logo partout.

L’idée était que l’identité puisse venir du vêtement lui-même : de sa silhouette, de ses proportions, de son col, d’un liseré, d’un bouton ou d’un détail que l’on finit par associer naturellement à CLÉCLÉ.

NOTE DE LA FONDATRICE

« Je voulais que l’on puisse reconnaître mes vêtements sans avoir besoin d’y mettre mon logo partout. Je cherchais la parfaite clé : des détails qui puissent devenir naturellement CLÉCLÉ, comme le liseré doré ou les boutons que j’ai souhaité développer sur mesure en France, mais aussi un véritable langage dans le design des pièces elles-mêmes. »

— Clémence, fondatrice de CLÉCLÉ

Créer pour aujourd’hui, mais penser au-delà d’une saison

Cette recherche d’une identité forte pourrait sembler contradictoire avec une autre volonté de la Maison : créer des vêtements que l’on puisse garder longtemps.

Pour nous, les deux doivent justement pouvoir coexister.

Nous voulons imaginer des pièces avec suffisamment de personnalité pour qu’elles soient reconnaissables, sans qu’elles deviennent dépendantes d’une tendance ou d’une saison précise.

Des vêtements que l’on puisse porter aujourd’hui, retrouver dans quelques années et toujours avoir envie de remettre.

Cette idée de transmission compte beaucoup dans la manière dont nous imaginons CLÉCLÉ.

Nous aimons penser qu’un vêtement peut être conservé presque comme un bijou : parce que l’on

connaît son histoire, parce qu’il nous rappelle quelque chose, parce qu’on l’a beaucoup porté et

parce qu’un jour, peut-être, on aura envie de le transmettre.

NOTE DE LA FONDATRICE

« J’aimerais que l’on puisse aimer une pièce CLÉCLÉ toute une vie. Qu’elle puisse traverser lessaisons, accompagner plusieurs moments et peut-être même être transmise un jour, comme on transmet un bijou. C’est cet équilibre que je cherche : créer des vêtements avec une vraie identité, sans qu’ils deviennent prisonniers d’une tendance. »

— Clémence, fondatrice de CLÉCLÉ

Tout ce que contient finalement un vêtement

Lorsque l’on regarde aujourd’hui les pièces de Floraison, on voit une collection terminée.

Mais derrière Anthonia, Daphné, Marcetta, Chrysanthie ou Astrée, il y a aussi les pages d’un carnet, les moodboards, le cahier des charges, les matières cherchées, les prototypes développés, les essayages, les corrections, les décisions prises et parfois les compromis acceptés.

Il y a ce que nous avons réussi à faire dès cette première collection.

Et il y a aussi tout ce vers quoi nous voulons encore tendre.

C’est probablement cela que nous souhaitons raconter à travers ce Journal : non pas une version parfaitement lisse de la création d’un vêtement, mais la réalité de ce qu’il faut pour essayer de faire les choses au plus près de ses convictions.

Floraison est notre point de départ.

Et derrière chacune de ses pièces se trouve, quelque part, un premier trait de crayon sur une page blanche.